Face à La Rochefoucauld, les pendules ont balancé

gorets 16e finale FR-3910

C’est à Issoudun, que les gorets avaient cette fois RDV en 16ème de finale du championnat de France, après avoir écarté les picards de Noyon.
Une première mi-temps de rêve, une deuxième mi-temps à serrer les dents.

Première mi-temps (30-7)

Le PORC livre 40 minutes de rugby quasi parfait. Portés par le vent dans le dos et face à l’UA La Rochefoucauld très indisciplinée, les gorets inscrivent 4 essais en moins de 40 minutes. Martin ouvre le bal dès la 5e minute après une belle séquence collective, Tristan double la mise à la 9e sur un coup de pied rasant, Mathis aplatit le troisième à la 16e minute sur une action bien construite, et Martin, encore remet ça en toute fin de mi-temps pour conclure une dernière offensive collective. Tristan est omniprésent au pied : deux pénalités réussies, deux transformations sur quatre, pour un taux de réussite solide tout au long de la mi-temps. La Rochefoucauld, submergée dès l’entame, concède une dizaine de pénalités et écope d’un carton blanc pour son numéro 6 à la 31e minute. Elle réagit néanmoins en toute fin de première mi-temps avec un essai de Lucho (numéro 17) sur carton blanc côté PORC contre Armand, ramenant le score à 25-7 avant que Martin ne réponde immédiatement pour faire le break définitif à 30-7.

Deuxième mi-temps (3-12)

La deuxième mi-temps est d’une toute autre nature. La Rochefoucauld, métamorphosée, impose sa domination physique par une stratégie de mauls répétés et efficaces. Le PORC souffre dans ses 22 mètres, multiplie les fautes de plaquage haut et concède deux cartons blancs successifs — d’abord Armand en fin de première mi-temps, puis Nathan vers la 70e minute. C’est dans ces périodes d’infériorité numérique que La Rochefoucauld inscrit ses deux essais de deuxième mi-temps, ramenant le score à 30-14 puis 30-19, semant le doute dans les dernières minutes.

Le PORC tient grâce à une défense acharnée, des plaquages dévastateurs de Nathan avant sa sortie, et quelques actions décisives des entrants. Victor, rentré en cours de jeu, est l’homme providentiel de la fin de match : son 50-22 magistral offre au PORC une dernière touche offensive, et c’est lui qui transforme la pénalité de la qualification à 33-19 dans le temps additionnel.

Score final : PORC 33 – 19 La Rochefoucauld

Le PORC se qualifie pour les huitièmes de finale du Championnat de France Promotion Régionale 3, non sans avoir eu quelques sueurs froides en deuxième mi-temps. Le seul bémol de cette belle journée reste la blessure de Cyril, pièce maîtresse du PORC, contraint de quitter le terrain sur blessure à l’épaule en deuxième mi-temps. Le verdict est cruel : sa saison est terminée. Prompt rétablissement Cyril.

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La troisième mi-temps — Valeurs respectées, cognac charentais et retour mouvementé

Après le coup de sifflet final, le PORC a honoré comme il se doit la grande tradition de la troisième mi-temps. Dans les vestiaires, les deux équipes se sont retrouvées dans un bel esprit de fraternité rugbystique, prouvant que ce qui se passe sur le terrain reste sur le terrain. Le moment de cohésion s’est articulé autour d’un breuvage aussi noble qu’inattendu : du cognac charentais — les adversaires avaient visiblement fait le déplacement avec leurs meilleurs atouts (deux glacières de 100l) — mélangé à du Schweppes agrumes. Un mélange qui a su réconcilier Parisiens et Charentais le temps d’un verre, ou deux, ou davantage.

Avant de reprendre la route, les Gorets ont tenu à rester supporter le RCI Rugby Club Issoudun, qui disputait dans la foulée son propre 16e de finale aller de phase finale de Fédérale 3 à domicile. Beau geste de solidarité entre clubs qui n’a pas été oublié par les locaux : le RCI a récompensé les Gorets de deux bouteilles de punch en guise de remerciement, de quoi agrémenter encore un peu le retour.

Le bus a ensuite pris la direction de Paris dans une ambiance que l’on devine festive. Le timing n’était pas anodin : retour un dimanche de pont de l’Ascension, avec les routes d’Île-de-France chargées comme rarement. À bord, la mécanique des fluides, si parfaitement maîtrisée sur le terrain toute la journée, s’est avérée nettement moins bien contrôlée sur la route du retour. On taira les détails, mais on retiendra que les valeurs du rugby, elles, ont été respectées jusqu’au bout.

La suite s’annonce palpitante pour le PORC. Direction Surgères, en Charente-Maritime, pour les huitièmes de finale face au Rugby Club Béarnais Puyoo-Salies-Sauveterre, dimanche 24 mai à 16h. Un déplacement de taille contre un adversaire sérieux, qui s’est qualifié avec autorité sur un score fleuve de 59-19 en 16e de finale.

Le RC Béarnais ne rigole pas : champion de leur poule en phase qualificative avec 13 victoires pour une seule défaite, ils ont ensuite atteint la finale de leur phase territoriale avant de s’incliner de justesse 17-13 face à La Brède. En Championnat de France, ils ont enchaîné deux victoires convaincantes, 32-6 en 32e puis 59-19 en 16e. Un adversaire solide, régulier, et manifestement en forme.

Les Gorets sont prévenus : ce sera un gros rendez-vous. Mais après la prestation d’Issoudun, on a de bonnes raisons d’y croire. Allez le PORC !

Récit et photos par MargotS

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