Le Paris Olympique Rugby Club (PorC)a été créé en 1986 par les élèves des grandes écoles du quartier latin,notamment de l'Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de laVille de Paris (ESPCI), et de l’Ecole Normale Supérieure (ENS Ulm) pour pratiquer le rugby toute l'année en Ile de France. Cette association a été affiliée à la F.F.R. en septembre 1990.
Le siège de l’association est situé àl’ESPCI-ParisTech, qui est un à la fois un établissement d’enseignement supérieur et de recherche, et une régie autonome municipale de la Ville de Paris , pour sa gestion administrative. Le statut de notre club, rattaché à l’Ecole nous permet d’accueillir à la fois des élèves, des anciens élèves, des doctorants et personnels des laboratoires, ou d’institutions partenaires. Lestatut de régie autonome de la Ville de Paris permet au club de participer au championnat de France Entreprise (lien).
Aujourd'hui, le club rassemble principalement des étudiants et desjeunes diplomés des grandes écoles parisiennes de la Montagne Sainte Geneviève élargie (ESPCI, ENS Ulm, Lyon, Cachan,HEC, X, Paris VI, ESAG Penninghen,ENSCP, Ecole des Chartes, INPG , INPT , et bien d'autres...), qui ont tous connu le rugby universitaire dans le cadre FFSU.
D'autre part, le Paris Olympique Rugby Club version FFR entretient des relations privilégiées avec sa "sisterteam" version universitaire : la pépinière universitaire autoproclamée « Les Porcelets », qui est une entente ENS Ulm/ESPCI-ParisTech/Ecoledes Chartes/ENSCP.
Baptême
de PORC’trait pour moi, je rencontre (presque) pour la première fois le «Talent
d’or» de l’équipe de réserve, le reptile du ballon : le Snake. J’ai bien répété
mon numéro de charme, il ne me reste plus qu’à hypnotiser la bestiole pour
percer le mythe.
Premier et dernier match de préparation d’un PORC new-lookversion 2009-2010, métissé entre anciens et rookies, réservistes et habitués dela première, contre la société générale.
Rugbyman, boxeur, artiste, scientifique, Michou porte ses différentes
casquettes avec autant d’élégance que ses casques. Aux bords du champ de Mars,
à deux pas de la tour Eiffel, Michou, l’autre monument parisien, se confie pour
le premier Porc’trait de la saison.
Michou, comment es-tu venu au
Rugby ?
En arrivant à l’école d’ingénieur, quand j’ai
intégré l’ESPCI. J’avais rien foutu sportivement en prépa, et ils cherchaient
des joueurs au PORC, je me suis présenté et ça m’a plu.
C’est là que tu as rencontré
José ?
Pas tout de suite. L’entraîneur était Ben Jamaa. C’était une terreur :
c’est le seul coach que je connaisse qui mette plus de claques à ses
coéquipiers qu’à ses adversaires.
La première fois que j'ai entendu parler de José, c'est dans le discours d'accueil aux premières années du Directeur de PC. Il nous citait José comme l'example de l'étudiant qui s'investit dans la vie de l'école, avant d'être l'un de ses meilleurs ambassadeurs en devenant major d'HEC entrepreneurs. Quand je l'ai enfin rencontré, je m'attendais à quelqu'un de beaucoup plus BCBG... Disons que je n'ai pas eu le coup de foudre (rires).
« Je suis un peu le
Chabal du Porc »
L’un de tes atouts sur un terrain,
c’est la polyvalence
C’est vrai, j’ai fait tous les postes possibles, sauf pilier et demi
d’ouverture. J’ai même fait deux ou trois matchs à l’arrière, dont un terrible
sous la neige contre Thalès. On perd d’ailleurs à la dernière minute…Enmême temps, cette polyvalence est plus subie
que voulue, je crois que les instances dirigeants sportives peinaient à me
caser.
J’ai commencé ailier, mais je me sens désormais plus avant que trois-quart.
A l’encontre de tous les pronostics, je m’amuse plus en deuxième ou troisième
ligne que derrière. Je suis un peu le Chabal du Porc. Pas tellement pour la
pilosité, mais plus pour la carrure !
Ce qui me plait quand tu joues devant, c’est que t’es dans la merde, mais
que tu y es à 8. Alors que derrière, tu te fais parfois chier, mais tout
seul.
L’un des grands moments de la saison
restera la mêlée que tu relèves contre Bagnolet. Que s’est-il passé ?
Ca faisait une ou deux mêlées que le talonneur adverse me défiait des yeux,
puis qu’il rentrait « au casque ». J’ai décidé de ne pas me laisser
faire : je lui serre le cou, puis je rentre aussi au casque ! Et là,
c’est parti. Je ne sais pas trop ce qu’il se passe après, à part que SebV,
arbitre de touche, rentre pour me défendre. Heureusement, c’était Ricain
l’arbitre, on n’a pas eu de sanctions.
Doit-on voir dans ce geste la patte
de YannR, ton parrain-violence ?
Yann a été un parrain tout en discrétion. Son humilité l’a poussé à être un
modèle par l’exemple plus que par la parole. En fait une bagarre, c’est rigolo
quand tu regardes depuis le bord, moins quand tu es impliqué dedans. Mais bon,
je regrette un peu, ce n’est pas des gestes à faire sur un terrain. Le seul
point positif en fin de compte, c’est que ça m’a permis de faire un bond à la
burne !
« mon surnom ? l’arme blanche »
Peu de gens le savent, mais tu es
pourtant un boxeur émérite
J’ai 4 ans de boxe anglaise derrière moi. D’ailleurs, mon surnom,
« l’arme blanche » vient de là. Une fois que tu as passé les gants en
combat officiel, ce que j’ai hâte de faire, tu atteins légalement la
dangerosité d’un porteur d’arme blanche. En cas de bagarre de rue, tu risques
des sanctions plus grandes, car la loi considère que tu es mieux préparé pour
faire mal. Des policiers appellent de temps en temps mon coach pour savoir si
untel ou untel est vraiment licencié au club ou pas…
Peu de gens connaissent également
ton métier. Quel est-il ?
Je suis en thèse, et j’élabore des modèles mathématiques pour comprendre le
fonctionnement du cerveau. On essaye de trouver des analogies entre les images
du cerveau d’une personne en réflexion via IRM, et les pensées de cette
personne. Ca enlève un peu de poésie à la vie, mais ça permet d’élaborer des
détecteurs de mensonges quasi inviolables. Je vais aller me vendre à la Corée
du Nordaprès mes études (silence)…
Devenir plutôt prof après ma thèse ? Je ne pense pas. Je préfèrerai
partir dans le privée, à l’agence spatiale européenne par exemple.
Tu n’es pas seulement boxeur et
futur haut dignitaire nord coréen, tu es également musicien
J’ai fait quinze ans de violon, et deux ans de saxo. Mais j’enlève les
gants pour jouer.
Par contre, dans ma play-list d’avant match, je ne mets pas de Yehudi
Menuhin. J’ai besoin de quelque chose de plus dur.
(Un touriste interrompt l’interview.
Il s’excuse de ne pas reconnaitre Michou, prétextant qu’il est Espagnol. Michou
lui fait gentiment une photo de lui devant la tour Eiffel, ainsi qu’un
autographe).
Je disais donc qu’avant un match, j’écoute du Iron Maiden, notamment Number of the Beast et Powerslave, ou du Papa Roach, un bon
vieux groupe de grunge américain. Sinon le reste du temps, je suis très rock
année 70-80.
(S’ensuit un débat sur le fait qu’il
devrait changer quelque chose à sa préparation d’avant-match, et qu’il devrait
peut-être écouter du Yehudi Menuhin)
Quelques questions flashs : ton
geste préféré ?
La passe ratée
Ton geste détesté ?
Le plaquage sur mec lancé. J’aimerai bien faire mal comme Patrick, mais je
n’y arrive pas encore trop bien
Ton point positif ?
Je ne sais pas, disons que je suis un mec sympa
Ton point négatif ?
Je manque de culture rugby. Mon père vient de Béziers, mais il ne connait
pas les fondamentaux du rugby. Comme quoi, on peut venir de Béziers et ne rien
comprendre à ce sport (rires)
« je quitte le club »
Une révélation pour finir ?
Je quitte le Club ! Mais temporairement ! Je pars d’octobre à
mi-décembre à Pittsburg, à l’université Carnegie. Je resterai peut-être plus si
mon équipe de foot US dispute les play-off. Mais ça m’étonnerait, Carnegie a la
réputation d’être la plus grosse université de Geek au monde.
José m’a donné pas mal de conseils sur le mode de vie américain, afin de
reconnaitre les bons stéroïdes des mauvais. Il me tarde les Etats-Unis,
notamment les fêtes sur le campus avec des Cheerleaders à moitié à poil et des
verres de bières grands comme des sauts de plage.
Et puis l’avantage de partir à l’automne, c’est que je pourrais faire comme
Clamart : revenir au printemps pour prendre la place d’un nouveau pendant
les phases finales.